Protéger votre activité
Multirisque professionnelle : assurer vos locaux, votre matériel et votre perte d’exploitation
En bref : la multirisque professionnelle protège vos locaux, votre matériel et votre stock contre l’incendie, les dégâts des eaux, le vol ou les intempéries. Sa garantie la plus importante est souvent la moins regardée : la perte d’exploitation, qui paie vos charges pendant la fermeture. Bien calculer les capitaux évite une indemnisation réduite.
Par Giovanni Bourhis, gérant associé · Mis à jour le 7 novembre 2026
Ce que couvre le contrat
Les garanties d’une multirisque professionnelle
| Garantie | Ce qui est couvert |
|---|---|
| Incendie, explosion, foudre | Bâtiment ou aménagements, matériel, mobilier, stock |
| Dégâts des eaux | Fuites, débordements, infiltrations |
| Événements climatiques | Tempête, grêle, poids de la neige |
| Catastrophes naturelles | Inondation, sécheresse, coulée de boue, après arrêté de l’État |
| Vol et vandalisme | Matériel, stock, détériorations immobilières |
| Bris de glace et bris de machine | Vitrines, enseignes, machines et matériel informatique |
| Responsabilité civile | Dommages causés aux voisins et aux tiers, risques locatifs envers le propriétaire |
| Perte d’exploitation | La marge perdue et les frais fixes pendant la fermeture ou le ralentissement |
Le point clé
La perte d’exploitation, la garantie qui sauve l’entreprise
Après un incendie, les murs et le matériel sont remboursés. Mais pendant les travaux, les loyers, les salaires et les remboursements de prêts continuent. La perte d’exploitation indemnise la marge brute perdue pendant cette période.
Bien la calculer
- sur la marge brute, pas sur le chiffre d’affaires
- avec une durée d’indemnisation réaliste : 12 mois suffisent rarement pour un atelier ou un commerce
- en intégrant les délais de livraison des machines
Les cas oubliés
- carence d’un fournisseur ou d’un client clé
- interdiction d’accès après un sinistre chez le voisin
- frais supplémentaires pour continuer l’activité ailleurs
Les pièges
Ce qui réduit l’indemnisation
Des capitaux sous-évalués
- si les biens sont sous-assurés, l’indemnité est réduite dans la même proportion (règle proportionnelle, article L121-5 du Code des assurances)
- à revoir après chaque investissement
La vétusté
- sans valeur à neuf, le matériel ancien est remboursé à sa valeur d’usage
- la valeur à neuf se négocie au contrat
Les mesures de prévention
- alarme, protections, extincteurs vérifiés : si le contrat les exige et qu’elles manquent, la garantie vol ou incendie peut tomber
- franchise catastrophe naturelle des professionnels : 10 % des dommages, avec un minimum de 1 140 €
Notre accompagnement
Ce que fait votre courtier
1. L’inventaire
- locaux, matériel, stock, valeurs
- calcul de la marge brute avec votre expert-comptable
2. La mise en concurrence
- plusieurs assureurs consultés selon votre métier
- comparaison garanties, franchises et exclusions
3. Le sinistre
- déclaration et suivi avec l’expert
- défense de vos intérêts sur l’évaluation des dommages
Voir aussi la responsabilité civile professionnelle, l’assurance cyber et l’assurance des véhicules.
Questions fréquentes
Vos questions
La multirisque professionnelle est-elle obligatoire ?
Non, pas au sens de la loi. Mais le bail commercial impose presque toujours d’assurer les risques locatifs, et les banques l’exigent souvent pour financer du matériel. Sans elle, un sinistre peut suffire à faire fermer l’entreprise.
Qu’est-ce que la perte d’exploitation ?
C’est l’indemnisation de la marge brute perdue et des frais fixes qui continuent pendant la fermeture ou le ralentissement de l’activité après un sinistre garanti, pendant une durée fixée au contrat.
Comment fixer les capitaux à assurer ?
À partir de la valeur de remplacement du matériel, du stock et des aménagements, et de votre marge brute pour la perte d’exploitation. Des capitaux trop faibles réduisent l’indemnité en proportion.
Le matériel emporté sur les chantiers ou chez les clients est-il couvert ?
Pas toujours. La multirisque couvre en principe les biens dans vos locaux. Le matériel nomade et l’outillage transporté se garantissent par une extension ou un contrat tous risques matériel.
Une catastrophe naturelle est-elle couverte ?
Oui, si un arrêté de catastrophe naturelle est publié pour votre commune. Une franchise légale reste à votre charge : 10 % des dommages pour les biens professionnels, avec un minimum de 1 140 €.
Faites vérifier votre multirisque
Envoyez-nous votre contrat actuel : nous vérifions les capitaux, la perte d’exploitation et les exclusions.
Sources : Code des assurances, article L121-5 · CCR, régime des catastrophes naturelles
Informations données à titre indicatif et générales. Les garanties exactes dépendent de votre contrat. Cabinet Bourhis Courtage est courtier en assurance : ces informations ne remplacent pas le conseil de votre expert-comptable ou de votre avocat.